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Le New York Times vient tout juste de publier, en date du 11 mai 2026, un article sur les fascias, l’intersticium et l’acupuncture. On y parle des implications potentiellement énormes d'un nouveau système circulatoire, implications pour notre santé et pour notre compréhension de notre propre corps.
Avant d’aller plus loin, il est bon d’étudier la terminologie. Les fascias sont de vastes membranes de tissu conjonctif fibro-élastique qui enveloppent les muscles, os, vaisseaux sanguins, organes et nerfs, soutiennent et connectent entre elles la quasi-totalité des structures du corps humain. Telle une toile d’araignée (voir la photo plus bas), formant un réseau continu de la tête aux pieds, ils assurent la structure, l'élasticité et le mouvement. L'interstitium (ou espace interstitiel) est le réseau d'espaces remplis de liquide situé entre les cellules de nos tissus et organes. Le liquide interstitiel est composé d'eau, d'hormones, de sels minéraux, d'acides gras et aminés, de nutriments, de coenzymes et de neurotransmetteurs. Depuis quelques années, il est décrit par certains chercheurs comme un nouvel organe ou un troisième réseau caché : l’interstitium est une immense autoroute remplie de fluide qui s’étend sous nos fascias et entre nos organes. C’est un réseau vaste et continu, pouvant agir comme un amortisseur. Une étude récente met en lumière que les points d'acupuncture pourraient se situer dans le tissu conjonctif (principalement constitué de cellules comme les fibroblastes et d'une matrice extracellulaire avec fibres de collagène, d'élastine, etc.) où circule le liquide interstitiel. Dans cet article du NY Times, les chercheurs ayant injecté des traceurs fluorescents ont observé un système de circulation dans les espaces interstitiels, correspondant aux voies des méridiens. Lorsqu'une aiguille est insérée, elle saisit physiquement les fibres de collagène, envoyant des signaux à travers tout le réseau fascial. Les liens qu’établissent des scientifiques qui se penchent sur le sujet entre l’acupuncture et les tissus conjonctifs sont primordiaux ; ils aident à démystifier le système de communication et de distribution propres aux méridiens. La découverte d'un troisième système circulatoire pourrait transformer notre compréhension du fonctionnement du corps humain. Elle pourrait aussi modifier notre perception de notre propre corps par rapport aux autres systèmes biologiques.
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AuteurJanick a étudié en acupuncture à Montréal. Son parcours dans la santé a été propulsé par ses expériences avec la maladie comme jeune adulte. La santé et la maladie n'ont pas d'âge! Archives
Juin 2026
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